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L’AMOUR À L’OPÉRA…. SOUS TOUTES SES FORMES!

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Lorsqu’on pense à la Saint-Valentin, on pense à l’amour et à l’amitié, aux liens puissants qu’ils créent et qui nous unissent. Et s’il y a une chose dont la pandémie n’est pas venue à bout, justement, c’est bien l’amour! Universel et intemporel, ce sentiment est omniprésent à l’opéra : grâce à son influence, les divers protagonistes se transforment en personnages crédibles constitués de chair et d’os, profondément humains et qui touchent à l’essence-même de ce que nous sommes. C’est la raison pour laquelle l’opéra n’a rien perdu de son pouvoir de fasciner et continue de nous émouvoir encore aujourd’hui. L’Opéra de Québec se propose de célébrer cette journée de passion et d’émotions intenses avec un gala capté sans public, retransmis gratuitement sur notre site Web et notre chaîne YouTube.

Cet événement mettra en vedette 8 jeunes chanteurs québécois au talent à revendre, à la carrière en pleine ascension et qui vous impressionneront par leur musicalité, leur présence scénique et leur sens du drame. À travers certains des plus beaux airs tirés d’opéras allemands, italiens, russes et français composés par Mozart, Rossini, Puccini, Donizetti, Tchaïkovski, Offenbach, Bizet et Gounod, ces artistes mettront en lumière les multiples facettes de l’amour. Qu’il soit rédempteur, idéal, passionnel, trahi, défendu, contrarié, ce thème à l’aspect fondamentalement théâtral a de tout temps séduit les compositeurs d’opéra. Inspirés par cette émotion à la fois puissante et enivrante, plusieurs ont laissé pour la postérité certaines de leurs plus belles pages musicales. Des airs connus, donc, mais également de belles découvertes attendent le public qui assistera virtuellement au gala.

À quelques semaines du gala, l’Opéra de Québec a rencontré certains des artistes. Nous avons discuté de leur participation à cet événement, bien sûr; mais nous avons aussi voulu savoir comment ils et elles avaient vécu les derniers mois, et ce que le thème de l’amour leur inspire.

 

Dominique Côté devait incarner le rôle de Gabriel von Eisenstein en mai dernier dans notre production de La chauve-souris (Strauss II), annulée pour cause d’une certaine pandémie… Il est ainsi ravi d’avoir l’opportunité de renouer avec le public de Québec et de côtoyer à nouveau notre directeur artistique Jean-François Lapointe, avec qui il a collaboré à deux reprises par le passé. Les derniers mois lui ont permis de participer à plusieurs projets emballants : l’enregistrement de l’opéra Nelligan chez ATMA ainsi qu’une production d’opéra, The Blacksmith, dans un champ au Colorado avec Opera Lafayette. Pour ce dernier projet, tous les membres se sont auparavant soumis à une quarantaine stricte, ce qui leur a permis par la suite de répéter et se produire sans distanciation physique. Chanter sans public peut s’avérer tout un défi, mais Dominique a un truc : « J’essaie de m’imaginer des gens heureux de nous écouter en amoureux dans leur salon! » Idem pour la soprano Suzanne Taffot, qui fait également appel à des images mentales. Elle affirme : « Le défi sera véritablement de visualiser ce public pendant que l’on chante. Sans public, je trouve souvent d’autres outils en essayant de me coller le plus possible au texte et de laisser parler mes émotions à travers ma voix. »

 

« J’essaie de m’imaginer des gens heureux de nous écouter en amoureux dans leur salon! » (Dominique Côté)

 

Jessica Latouche, quant à elle, a profité de ce temps d’arrêt pour lancer sur le web quatre capsules vidéo, présentant chacune un personnage d’un opéra français. Ceci lui a permis de garder la forme, peaufiner sa technique et aborder un nouveau répertoire. Pour cette native de la Capitale-Nationale, cette prestation à l’Opéra de Québec est en quelque sorte un retour aux sources, puisque c’est ici que tout a débuté. Selon ses dires, l’opéra est « l’art avec lequel je rêve de me réaliser depuis que j’ai participé comme choriste-enfant à la production d’Hänsel et Gretel en 2001, à l’Opéra de Québec. J’ai été captivée et c’est cette expérience qui m’a poussée vers des études supérieures en art lyrique. » L’opéra a donc le pouvoir d’éveiller des passions. Pour cette raison, elle s’emploie à démystifier autant que possible cette forme d’art qui lui a tant apporté : « Je prône énormément la démocratisation de l’opéra auprès du public moins averti de tous âges. » L’absence d’un public en salle représente certes un défi : « Lorsqu’on chante pour un public, on lui transmet une énergie, on lui donne tout ce qu’on a, on se met pratiquement à nu pour lui. Mais l’énergie de la salle nous revient en retour. » Pour Jessica, cette énergie « amène une sorte d’échange entre les artistes et le public, qui se termine habituellement par des applaudissements. Ceux-ci se traduisent par une démonstration de l’appréciation du public, mais également comme un énorme câlin pour l’artiste. » Toutefois, le bonheur de transmettre sa passion du chant demeure plus fort que tout : « Pour avoir eu l’opportunité de participer à quelques prestations virtuelles au cours des derniers mois, le sentiment d’être privilégiée de pouvoir chanter et le bonheur que cela crée me donnent beaucoup d’énergie! »

 

Pour Sarah Bissonnette, la dernière année fut très chargée. Plusieurs membres de sa famille travaillant dans le milieu de la santé, elle a prêté main forte dans un CHSLD dès la fin du mois de mars. Or, elle y a fait une rencontre fort malencontreuse : eh oui, la COVID-19 ! Une fois remise, elle a trouvé un emploi lui permettant de travailler de la maison, ce qui lui a permis peu à peu de reprendre diverses collaborations musicales. Elle a notamment incarné le rôle de « Hanna After » dans l’opéra As One, présenté par l’Orchestre classique de Montréal en novembre dernier. N’ayant pas été en mesure d’entendre d’orchestres en salle depuis plusieurs mois, elle se considère très choyée d’avoir l’occasion de collaborer avec l’Orchestre symphonique de Québec. Ce qui a motivé son choix des œuvres qu’elle interprétera est un moment marquant de toute relation : « Les débuts de l’amour et le désir! » L’une d’elles mets en scène une femme qui lorgne une carrière militaire afin d’être entourée de beaux soldats… Sarah affirme en riant : « Je crois qu’elle n’est pas la seule à manquer de chaleur humaine en pleine pandémie! »

 

Pour Suzanne Taffot, qui est également avocate de profession, l’année 2020 lui a permis de se recentrer sur l’essentiel : « ma famille! » Malgré cette période trouble, un événement est venu apporter une grande joie : l’arrivée en avril dernier du petit Ewen. Face à la crise sanitaire actuelle, elle choisit de voir la situation avec philosophie : « C’est un sentiment d’impuissance, mais en même temps d’abandon qui m’habite. Face à cet avenir incertain, on ne peut que se laisser porter et accepter les choses qui viennent à nous telles qu’elles sont. » La fin de 2020 lui a toutefois permis de s’accomplir au plan professionnel : elle a fait ses débuts avec l’Orchestre Métropolitain sous la direction de maestro Yannick Nézet-Séguin dans le Requiem de Fauré, en novembre dernier. Pour elle, le thème de l’amour demeure pertinent, particulièrement en ce moment : « C’est finalement la seule chose sur laquelle on peut s’accrocher en ces temps incertains. L’amour de nos proches, l’amour pour nos travailleurs essentiels, l’amour pour ceux et celles qui donnent de leur temps afin de lutter contre cette pandémie et qui finalement nous permettent d’être en sécurité pendant qu’eux sont au front. »

« Face à cet avenir incertain, on ne peut que se laisser porter et accepter les choses qui viennent à nous telles qu’elles sont. »

 

Les artistes du gala

▪️ France Bellemare, soprano
▪️ Jessica Latouche, soprano
▪️ Carole-Anne Roussel, soprano
▪️ Suzanne Taffot, soprano
▪️ Sarah Bissonnette, mezzo-soprano
▪️ Matthew Dalen, tenor
▪️ Dominique Côté, baryton
▪️ Hugo Laporte, baryton

Jean-Marie Zeitouni, chef d’orchestre
Orchestre symphonique de Québec

Martin Perreault, maître de cérémonie

 

Soyez des nôtres :
Date : dimanche, 14 février 2021
Heure : 15 h
Lieu : Salle Louis-Fréchette – Grand Théâtre de Québec
Diffusion : notre site web ou notre chaîne YouTube.

Coût : sans frais

 

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